Les polymères auto-réparateurs à base biologique combinent la durabilité des ressources renouvelables et les fonctions intelligentes d’auto-réparation, montrant des avantages uniques dans la promotion du développement des matériaux verts. Ces dernières années, avec le développement rapide de la chimie dynamique, la construction de matériaux auto-réparateurs basés sur des matières premières biosourcées est devenue un axe important de recherche dans le domaine des polymères, élargissant non seulement les frontières fonctionnelles des polymères traditionnels, mais offrant également de nouvelles voies pour le recyclage des matériaux et la prolongation de leur durée de vie. Cet article résume systématiquement les stratégies de construction des polymères auto-réparateurs biosourcés, en mettant l’accent sur les principes de conception et les mécanismes de réparation des liaisons covalentes dynamiques (liaisons imines, liaisons disulfure, esters de boronate, etc.), des liaisons non-covalentes dynamiques (liaisons hydrogène, coordination métallique, interactions électrostatiques) et de la synergie des multiples liaisons dynamiques. Sur cette base, sont passés en revue les systèmes de polymères auto-réparateurs développés à partir de polysaccharides (cellulose, amidon, chitosane, etc.), lignine, huiles végétales, protéines, caoutchouc naturel et gomme de Eucommia, ainsi que d’autres biomasses spécifiques (ADN, polyphénols de thé, acide icosanoïque, acide thioctique, etc.), analysant leur comportement de réparation et leurs caractéristiques de performance sous diverses conditions de déclenchement (chaleur, lumière, humidité, pH, etc.), pour enfin discuter des défis et des tendances de développement de ce domaine émergent.